Quand le regard se focalise sur les couples et leur progéniture, quand il cherche à immortaliser notre infinité capacité à aimer, faut-il le repousser ? Et pourquoi pas, justement à contre courant, le porter au rang d’un défi ; celui de collecter et de témoigner des gestes d’amour !
Entre le tragique et le pittoresque, Sabine et Mickael Bougouin ont trouvé un territoire aussi peu exploité par l’image qu’il est universel en littérature : l’amour. Entrepris sur la durée, leur travail donne une image plutôt optimiste de l’humanité.
A contre-courant du photojournalisme qui dénonce, leur itinéraire montre avec justesse que l’amour partagé ou contrarié reste sous toutes les latitudes un sujet d’actualité, voire d’éternité. Car avant de s’entre-tuer, de souffrir et de mourir, l’humanité aime, elle ne pense qu’à aimer et c’est même grâce à se penchant naturel qu’elle se renouvelle et survit.
Un regard, des mots : un portrait humaniste tel est le parti pris des reporters. Engagés sur le terrain depuis trois ans, Sabine et Mickael Bougouin partagent avec la dynamique du reportage la profondeur de l’investigation. Dès les premiers reportages l’importance sociale de l’amour est confirmée. « Ceux qui m’ont confié leur histoire d’amour, se sont livrés sans pudeur, me donnant ainsi les armes pour combattre l’indifférence, la méfiance et le repli sur soi » souligne t-elle. Conscients de l’occidentalité de leur regard, le couple explore les innombrables variantes du comportement amoureux : la manière de dire je t’aime ou de ne pas pouvoir le dire, la quête de l’amour dans les mariages arrangés par les familles, l’amour qui s’affiche sur un T-shirts et celui qu’interdissent les lois et les sociétés, l’amour des enfants…
A ce jour, Sabine et Mickael ont parcouru 10 pays à la recherche du schéma commun à tous les peuples, le désir, la relation amoureuse, le mariage et son corollaire familial. Une vision à la fois singulière et plurielle du Monde.
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